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Et les éducatrices(teurs) là-dedans??

Quand je lis sur la saga des places fantômes en garderie et toutes les démarches que la ministre Charbonneau essaie de prendre pour régler le problème, j’ai le poil qui me hérisse sur les bras. Peu importe la solution offerte par la ministre, les grandes perdantes sont pour moi les éducatrices (et nos chers éducateurs).

Le domaine de l’éducation est de plus en plus difficile on le sait. C’est un domaine qui a je crois le plus haut taux d’épuisement professionnel. Professeur ou éducatrice, tous les domaines qui touchent a l’éducation, c’est rendu vraiment difficile de « dealer » emotivement avec la clientèle. Je suis éducatrice de formation et j’ai moi-même été victime d’un épuisement professionnel il y a quelques années. Les gens veulent que les éducateurs ou les professeurs donnent le meilleur d’eux-mêmes voir parfois plus. Apprendre à adapter nos interventions en fonction de chaque enfant, de chaque groupe, donner du temps a chacun, faire « régner » une discipline de groupe, tout ca, ce n’est pas toujours facile. C’est épuisant moralement.

Quand j’entends la ministre prétendre tout faire pour éliminer les places fantômes, moi je dis qu’elle cherche à la mauvaise place! Avez-vous pris le pouls des acteurs principaux dans les garderies : les éducateurs? Qu’est-ce qui coute le plus cher? Une place fantôme qui donne une chance a un parent d’avoir une place en garderie pour ces besoins ou bien des éducatrices épuisées, tombant les unes après les autres en épuisement professionnel?

Gérer un groupe ce n’est pas tous les jours faciles et avoir des absents parfois permet de souffler un peu tant pour l’éducatrice que les enfants eux-mêmes. Cela permet de faire des activités différentes que lorsqu’on est un groupe complet, permet des relations différentes entre l’enfant et l’éducatrice, il n’y a que du positif. Il ne faut pas tomber dans l’extrême non plus que j’ai déjà connu ou l’enfant venait 1 ou 2 fois pas deux semaines… la, ca rends la situation bien difficile pour l’enfant de suivre le groupe. Mais en général, si le parent a besoin que de 3-4 jours semaines de la garderie, moi je dis pourquoi pas?

Avant de vouloir bourrer les professeurs et éducateurs, il faudrait surtout vous poser la question, est-ce que le réseau répond bien à la demande? Si non, pourquoi avoir mis en pause 50 projets de nouvelles installations en CPE au Québec?


Avec le ministre Bolduc a l’éducation et la ministre Charbonneau a la famille…. Notre jeunesse est vraiment entre bonne main…. (Lire ton sarcastique).



Pour votre plaisir, une entrevue sur le sujet que la ministre Charbonneau a "essayer" de donner à Paul Arcand... ça fait aussi pitié que le ministre Bolduc...


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