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C'est dans l'adversité qu'on reconnait les vrais leaders..

C’est mon deuxième été dans la ligue de balle-molle où je joue. L’an passé, j’étais nouvelle, je ne faisais pas trop de bruit. Notre équipe était vraiment mauvaise ou du moins mal balancée (une fille hautement cotée s’est blessée et on a eu comme remplaçante une fille qui avait la plus basse cote…) et surtout avec des gens ayant une attitude négative. On a perdu 90% de nos parties et majoritairement par de gros écarts comme des 15 a 3 et même en série, nous perdions un moment donné 30 a 1…. C'est lors de cette partie que j’ai dit, c’est assez. Je me souviens, de ma position de catcher, je voyais les filles nonchalantes et des erreurs de concentration. La partie était hors de portée mais j’ai demandé un temps d’arrêt et les larmes a l’œil (oui je suis émotive, je reste une fille lol), j’ai demandé aux filles un peu d’honneur que perdre 30 a 1, c’était déjà assez humiliant que ca serait intéressant de finir en force.

J’avais terminé l’année avec un gout amer mais je me faisais demander par  certaines de devenir capitaines cette année… J’ai donc pris l’initiative de demander d’être capitaine avec une de mes coéquipières avec qui je m’entendais bien et que je sentais qu’on avait la même vision, la même attitude. Je suis donc capitaine cette année d’une équipe. La formation des équipes se passent par repêchage.  Nous avons fait des choix surtout émotifs en tenant compte des filles avec qui nous avions joué au hockey pendant l’hiver. Se ne sont pas toutes des filles avec de grosses cotes mais avec une attitude compétitive et positive malgré la défaite. Nous avons aussi fait des choix moins évidents de nouvelles que nous ne savions pas du tout ce que ca donnerais. Avec l’un de nos derniers choix, nous avons choisi une fille avec une bonne cote que personne ne prenait malgré sa force… L’équilibre de l’équipe est parfait et notre chimie est magique. En plus, nous gagnons. Mais cette forte chimie et force de frappe ne fait pas que des heureux…

Si l’an passé, malgré les massacres auxquelles nous faisions face, il n’y a eu aucun échange pour essayer de nous donner une petite chance d’être compétitive, cette année, l’équipe qui ne gagne pas voudrait avoir la lune. Elles ont perdu avant même le début de l’année leur joueuse #1 appelée par le travail et perdront une autre joueuse bien cotes en juillet aussi pour le travail. Il est vrai que dans de telles conditions, il est normal qu’on essaie de trouver une solution pour équilibrer le tout. Au départ, on avait procédé à contre cœur à un échange. Ensuite, une fille de notre équipe (notre 10) a trouvé une amie de sa ligue qui serait prête à jouer. Donc, on réglait leur problème de cote 10 et en plus, la fille joue au champ. On réglait donc leur problème de cote mais aussi de besoin soit le champ. Bien qu’il est préférable de trouver quelqu’un pouvant remplacer leur catcher qui va quitter en juillet, cela nous donne au moins jusqu’en juillet pour trouver une solution.

La où j’ai de la difficulté avec le processus c’est que même si on leur a trouver une 10, elles ont trouvé le moyens de se plaindre comme quoi elles ne peuvent pas dire si la fille est bonne ou non après un match… elle a eu un triple… je crois que c’est pas si pire… pour une première partie… et au champ, les balles qu’on a frappées dans son coin étaient juste trop bien placées, faut pas capoter pour une partie. Voila pourquoi je parle d’attitude. La nouvelle est arrivée rapidement c’est vrai mais les deux coachs ne sont même pas allées la voir après la partie prétextant qu’elles rangeaient les casques et bâtons. Et la, parce qu’elles ont perdu leur 4 premières parties de l’année, elle capote au point de devenir pessimiste et virer la situation en catastrophe! Si on prend juste la partie de hier, on a gagné que par 3 points et la partie a été serrée jusqu'à la dernière manche.

Être coach et leader, ça demande beaucoup d’efforts pour motiver ses troupes. Le but d’un leader c’est de voir les points positifs et non de taper sur les gens avec les négatifs. C’est de voir à donner des trucs, améliorer les choses, changer des tactiques. Être un coach et leader ce n’est pas juste faire un line up et that’s it…

L’an dernier, l’équipe dans laquelle elles étaient gagnait tout et plantait presque tout le monde… elles voient l’envers de la médaille.



N’est-ce pas à ce moment où l’on dit que « C’est dans l’adversité qu’on reconnait les vrais leader? »

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