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Pour une MEILLEURE visibilité LGBT - réponse à Sophie Durocher


Sophie Durocher a toujours su attirer l’attention avec ses chroniques dans le Journal de Montréal, tout comme son conjoint, Richard Martineau, d’ailleurs. Je trouve leurs chroniques régulièrement divertissantes même si je ne suis pas toujours d’accord avec eux.



Le vendredi 18 août 2017, Madame Durocher a publié une chronique intitulée « Où sont les gais albinos gauchers ? ». En gros, elle y fait mention de l’absence de félicitations de la part de la communauté gaie face à l’auteure, Danielle Trottier, et à la réalisatrice, Fabienne Larouche, de Cheval-Serpent, présentée à Tou.tv d'avoir mis un couple lesbien comme personnages centraux. Bien que Louis T. a déjà fait certaines recherchent contrecarrant ce que Madame Durocher exprimait, je vais y aller quand même de ma petite observation, bien personnelle.



Tout d’abord, Madame Durocher, je suis lesbienne. Je fais donc partie de cette communauté que vous décrivez à mots couverts comme des « pleurnicheurs » pour une visibilité excessive. Je suis la première à m’être plainte que la visibilité LGBT n’était pas bien représentée dans les séries télévisées, québécoises ou ailleurs. Vous dites à Monsieur Jasmin Roy « qu’il n’y avait pratiquement aucune série québécoise qui n’avait pas de personnage homosexuel ». Dites-moi, Madame Durocher, combien de personnages LGBT dans ces séries sont centraux ou importants? Prétendre que presque toutes les séries ont un personnage LGBT c’est agile, mais cela manque de sérieux. Ce qui ressort de mes recherches sur le sujet (parce que cela fait un an que je me questionne sur la visibilité lesbienne dans les séries télévisées), c’est que les gens ne veulent pas PLUS de visibilité, mais une MEILLEURE visibilité.



Je ne fais pas partie de celles qui voudraient avoir des lesbiennes représentées dans toutes les séries au monde. Cependant, n’est-ce pas trop demandé de présenter des femmes aimant les femmes d’une façon plus constructive? Peut-on admettre que Unité 9, malgré la visibilité importante du lesbianisme, est très loin de ce qu’est la communauté lesbienne? Pourquoi ne pourrait-il pas avoir des séries telles que The Fosters aux États-Unis qui dépeint les hauts et les bas d’une vie de famille, des plus banales, homoparentale?



Les séries américaines commencent de plus en plus à exploiter des personnages centraux et importants, LGBT. Wynonna Earp, Supergirl, The Fosters sont des séries où l’homosexualité féminine n’est pas mise à l’avant de l’histoire de base, mais y est exploitée proprement et positivement. D’ailleurs, je vous conseille de visionner le petit extrait de Supergirl où le personnage d’Alex fait un beau monologue sur la découverte et son acceptation de ses sentiments envers une femme. La réalité de l’acceptation de soi, montrée, tout en finesse.



Je m’égare un peu de votre sujet primaire qui était en lien avec Cheval-Serpent et le couple formé de Sophie Prégent et d’Élyse Guilbault présenté à Tou.tv. Illico, Netflix, Tou.tv ou toutes autres chaines spécialisées sont des outils télévisuels payants! Il ne faudrait pas insinuer que les gens ignorent une série quand ils ne peuvent pas y avoir accès! Avant de prétendre que la communauté ne supporte pas suffisamment de telles productions, il faudrait avoir la franchise d’admettre que pour que les gens en parle, il faudrait être en mesure de la regarder! Les choix de séries sont tellement éparpillés un peu partout sur la toile télévisuelle qu’il faudrait être hypocrite de croire que tout le monde a les moyens de se payer toute cette accessibilité. Je ne peux pas parler de quelque chose que je n’ai pas vu, mais j’ai la franchise d’admettre que cela semble être très positif comme représentation. À suivre…



By the way, Madame Durocher, si jamais vous chercher de la lecture pour terminer votre été, je vous conseille mon tout premier roman, Au-delà du devoir (en vente sur amazon ou à la librairie féministe, l'Euguélionne, à Montréal), qui se veut une tentative de mettre de l’avant deux femmes fortes, leaders et amoureuses. Voilà le genre de visibilité positive que la communauté aurait besoin en télévision.



Bon lundi d’éclipse!


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