Accéder au contenu principal

Ça arrive même chez les homosexuels…. et ça réveille les homophobes.



En ouvrant mon cellulaire ce matin, j’ai vu la même nouvelle que tout le monde. Les allégations d’inconduites sexuelles envers Éric Salvail secouaient le Québec. Selon les premières réactions, il semblerait que le tout était un secret de polichinelle.

Loin de moi l'idée de porter un jugement sur les événements. Mais alors que la nouvelle venait de sortir, les premiers commentaires homophobes ont suivi de près. Tout le Québec sait que M. Salvail est gai, mais de là à commencer à sortir des propos homophobes pour expliquer ses actions, il y a une marge. Prétendre que M. Salvail (et ramener le cas Joël Legendre) a eu des inconduites sexuelles parce qu’il est homosexuel, c’est de mettre tout le monde dans le même panier. C'est comme dire que TOUS les pitbulls sont dangereux...

Au-delà de l’amalgame fait entre les pratiques sexuelles et l’homosexualité, il y a les propos purement homophobes sur les médias sociaux. Ces mêmes propos que des organismes comme le GRIS-Montréal tentent de démystifier dans les écoles. Fif, tapette, pédé et j’en passe. Lorsqu'un homme est accusés d'inconduites sexuelles envers une femme, on le condamne, mais immédiatement, les "autres" hommes passent le message de ne pas mettre tous les hommes dans le même panier. Cependant, lorsque cela implique un homosexuel, là, on se laisse aller dans les propos. Les gens, cachés derrière leur écran, se permettent de sortir les termes mentionnés plus haut pour parler de la saga Salvail. Voilà pourquoi il faut parler de l'homophobie et continuer la démystification.


Je n’excuse pas les gestes présumés faits par Salvail, mais peut-on faire une distinction entre les gens et l’orientation sexuelle ? 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Lorsque l'offre surplombe la demande: comment arriver à se démarquer?

Je suis une "jeune" auteure. Je suis publiée dans une petite maison d'édition québécoise, Homoromance Éditions. J'ai maintenant deux romans publiés et deux autres qui viendront plus tard.

La vie d'auteur n'est pas aussi "glamour" qu'on pourrait le croire. Considérant qu'environ 9% des auteurs québécois peuvent vivre de leur plume, je suis très loin de pouvoir penser faire ça de ma vie.

Je ne suis pas la seule à vouloir me faire connaitre. Si nous n'avons pas les moyens de nous faire de la publicité, il ne reste que de faire du bouche-à-oreille. Depuis que j'ai commencé à écrire, je me suis inscrite à plusieurs pages Facebook qui touchent les livres. Dans la plupart de celles-ci, l'accent est mis sur la promotion des livres. C'est effrayant comment il y a des auteurs et des livres offerts. La question que je me pose: où sont les lecteurs?

La plupart des publications des auteurs sur ces pages Facebook ne reçoivent jamais ou bien p…

Amenez-en des modèles

Je prends une pause de la correction de mon prochain roman afin de venir vous parler d'un sujet qui me tient à coeur: la présence de modèle LGBT dans l'actualité.

Je le dis souvent, lorsque j'étais adolescente, j'aurais donné n'importe quoi pour avoir des exemples de femmes homosexuelles. Pendant cette étape de ma vie où les questionnements et la négation étaient monnaie courante, j'aurais vraiment souhaité pouvoir m'identifier à quelqu'un.

Depuis ce temps pas si lointain (j'ai quand bien même juste 35 ans), les choses ont évolué énormément. Si on ne considère que le Québec, plusieurs personnalités féminines se sont dévoilées sur leur orientation sexuelle. Les Judith Lussier, Ariane Moffat, Debbie Linch-White et Marie-Andrée Labbée, voilà un bon nombre de femmes s'affichant et devenant par le fait même des modèles pour les jeunes adolescentes en questionnement. Enfin pouvoir mettre un visage sur ce que ressemble une femme homosexuelle : quelqu'…

C'est le temps d'accrocher mon couteau Olfa...

Se fut une belle aventure que c’est aventure là. Parsemée d’embûches et de sacrifices, de haut et de bas. Il y a 8 ans, je prenais la décision de tout lâcher et pour une fois, foncer dans un domaine qui m’intéressait. Un changement téméraire dont j’en suis sortie relativement chanceuse. Travaillant en muséologie depuis 5 ans (dont 4 ans et demi à la même place), j’ai décidé d’accrocher mon couteau Olfa (outil commun pour un TEM). Contractuelle depuis ma sortie de l’école, j’ai réussi à travailler jour après jour dans mon domaine, faisant des découvertes toutes aussi merveilleuses les unes après les autres. Les difficultés fiscales qu’un travailleur autonome peut rencontrer, mêlé à l’instabilité de ma carrière auront eu raison de ma détermination.


Il est maintenant temps pour moi de penser un peu à mon mental et au futur que je souhaite plus stable. J’ai découvert que je n’avais tout simplement pas l’étoffe ambitieuse de me battre dans cette marre contingentée des techniciens en muséolo…