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Frapper un mur



Il y a plusieurs façons de frapper un mur. Il y a bien sûr le vrai sens et je ne souhaite à personne de le vivre. Cela doit être une sensation très désagréable, surtout si on s'en rend compte.

Non. J'aimerais plutôt parler du sens figuré de cette expression. Vous savez, ce moment où vous savez pertinemment que vous vous dirigez tout droit vers l'échec. Parfois, on réussit à réagir, on se remet sur la bonne voie et on file le parfait bonheur. D'autres fois, c'est plus difficile.

Je vis présentement mes premiers moments difficiles en écriture depuis un an. Après deux romans publiés et un troisième à venir, tout semblait bien aller. J'avais même commencé une suite à mon premier roman, ce qui n'était pas prévu à l'horaire. 

Je suis plutôt bien parti. J'ai neuf chapitres complétés. Je suis à plus de la moitié de mon objectif pour le dixième chapitre. Pourtant, j'ai l'impression de stagner. J'ai eu de la difficulté à me sortir de mon huitième chapitre. Je me croyais reparti et pourtant, je bloque de nouveau. 

Avant que vous vous demandiez, oui, j'avais un plan. Cependant, comme toute création, notre idée évolue et est appelée à changer. Bien que j'adore la façon dont j'ai fait progresser mon histoire, je suis un peu prise au dépourvu. Je suis devant une impasse. Ça n'avance plus.

J'ai presque l'impression d'avoir perdu l'envie d'écrire. En fait, comme je l'ai dit plus haut, je rencontre pour la première fois en un an de la difficulté et cela me fait suer. Je ne veux pas bousculer mon idée afin de terminer l'histoire, pour terminer l'histoire. 

Alors, que me reste-t-il comme option? Je crois bien que je vais devoir mettre de côté mon projet de suite. Le laisser reposer et travailler un nouveau défi. Laisser mûrir et revenir plus tard. Je ne veux tout de même pas rendre mon passe-temps désagréable.

Si Marie Laberge laisse reposer deux ans ses romans avant de les publier, Au-delà du devoir : tome 2 peut bien mijoter quelques mois! :-)



















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