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Mes Noëls d'antan...



Noël arrive à grands pas. Plus que quelques jours avant de célébrer en famille ou entre amis la venue du divin messie. Je ne dis pas cela par croyance, mais à la base, Noël est considéré comme la venue de Jésus, non?


Enfin, bref, à quelques jours de cette journée, quelque chose m’a frappé : la seule excitation que j’ai lorsque je parle de Noël c’est lorsque j’évoque mes souvenirs d’antan. Suis-je la seule? J’ai 34 ans et plus les années avancent, plus je réalise que je n’ai plus cette magie aussi intense lorsqu’arrive cette fête. Encore l’an passé, j’ai pris le temps de mettre des lumières de Noël autour de mes fenêtres et dans mon salon. Aujourd’hui, en date du 19 décembre, je n’ai rien mis. La seule chose à caractère des fêtes que nous avons est une couronne reçue en cadeau qui orne notre foyer. Rien de compliquer, simple à sortir, simple à ranger.


Les seules étincelles qui illuminent mon regard lorsque je parle de Noël, c’est lorsque je mentionne mes souvenirs. Il me semble qu’à l’époque, Noël était plus féérique. On attendait avec impatience le 1er décembre pour faire le sapin (parfois, on le faisait même avant, trop excités après l’Halloween). Le 24 décembre, on s’habillait pour aller à la messe de 19h30 (j’étais, année après année, dans la chorale des jeunes) pour ensuite se diriger chez mon oncle et ma tante un peu plus loin, dans le rang.


Dès notre arrivée, nous étions dirigés vers l’atelier converti en vestiaire au sous-sol. Dès notre manteau enlevé et nos chaussures mises, la magie opérait. Je ne peux pas dire avec précision ce que nous faisions très jeunes, les cousins et cousines. Cependant, plus je vieillissais plus je me souviens les tables où les adultes jouaient aux cartes et la liqueur en bouteille Suncrest que grand-maman achetait chaque année. Je me souviens les spectacles que nous faisions, les cousines et moi, devant la parenté. Je me souviens que l’étage était éclairé par une lumière tamisée voir seulement par le sapin. Je me souviens que si nous n’allions pas à la toilette, nous n’avions pas le droit d’aller en haut. C’était un temps magique…


Et puis, un jour, grand-maman n’était plus en mesure de descendre au sous-sol. Ses jambes ne voulaient tout simplement plus. Une certaine magie s’est enlevée, selon moi, cette année-là. Nous retrouvions les mêmes tables de cartes et maintenant, nous étions parfois assez vieux pour jouer avec les adultes. Les enfants avaient vieilli. Certains ne restaient pas longtemps, préférant aller faire le party avec leurs amis. Je ne saurais dire, mais quelque chose était tombé.


Plus tard, grand-maman était rendue en résidence. Le rendez-vous n’avait tout simplement plus lieu le 24 décembre. Nous faisions notre réveillon à la résidence. C’était le moment de nous rassembler, une fois par année. Même si ce n’était pas comme les réveillons d’antan, grand-maman était heureuse de tous nous voir, c’était le plus important.


Ensuite, on est devenu vieux. Dans mon cas, je n’ai pas d’enfant pour animer cette étincelle féérique. Même si je suis émerveillée de voir mes neveux et ma nièce à Noël, cette fête n’a plus la même saveur magique qu’à l’époque. J’ai vieilli. La signification de cette journée est bien différente à mes yeux aujourd’hui. Je regarde mes neveux et ma nièce. Je regarde aussi mes frères, des pères fiers et merveilleux. Je regarde finalement mes parents avec des yeux pleins d’amour et de reconnaissance. Je me rends compte que c’est cela mon Noël maintenant. M’émerveiller et profiter de chaque seconde avec ma famille.


Le temps n’arrête pas, il s’écoule, année après année. Les Noëls ne seront sûrement plus comme avant, mais je peux me vanter d’avoir eu probablement les plus beaux réveillons de sous-sol qu’un enfant peut avoir!


Profitez de ces moments avec vos familles pour leur dire que vous les aimez!

Joyeux Noël à tous. 

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