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Honte!

J'ai pris le temps de décompresser, de me changer les idées. Je me suis dis qu'en laissant la poussière retomber, ça passerais. Mais non. J'ai quelque chose au fond de la gorge qui me reste pris. Même après 1 semaine. Je n'arrive pas à l'avaler. Ça reste coincé. Je me demandais qu'est-ce que c'était jusqu'à ce que je comprenne.

Honte!

Voilà ce que j'ai dans la gorge depuis lundi soir. La honte. La honte d'être québécoise. La honte de voir mon peuple cracher sur son histoire, sur sa fierté, renoncé à son avenir. J'ai eu honte d'être de ce peuple qui renonce à laisser la chance aux gens qui veulent faire de notre nation une grande nation. Après 18 mois seulement, le peuple québécois a décidé de reprendre des gens qui les ont manipulé, menti et qui a prouvé sa corruption. 

Honte!

Voilà le mot qui habite mes pensées. Je ne peux même pas imaginer vivre dans une époque où mon peuple a renoncer à sa différence, à sa fierté. On peut mettre l'économie et l'emploi dans les raisons pour lesquelles les québécois ont été motivés à donner les rennes de son avenir à un groupe de gens qui ne pensent qu'à leur propre personne mais je ne peux pas accepter le peu de chances qu'on a donné à ce parti qui est le coeur de notre histoire et de notre survie.

Honte!

Honte des québécois. Honte d'être québécoise. Honte de notre molesse. Honte de notre incapacité de nous affirmer comme peuple distinct. J'ai la honte prise dans la gorge. Je n'arrive pas à le digérer. Je n'arrive pas à me défaire de cette idée de dégoût.

Honte. Voilà ce que je retiendrai de cette élection 2014. Honte!

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