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La hantise du support d'exposition : moment de fierté

J'ai eu dès le départ un intérêt marqué pour ce qui touchait la documentation. Cet aspect muséologique m'a donc spontanément intéressé. Documenter les objets d'une collection en les décrivant, les mettant à jour, les photographiant et leur attribuer un numéro d'accession (NAC), j'en mangeais.

Lorsque j'ai compris que la technique en muséologie comportait bien d'autres aspects que la documentation, j'ai vu cela comme un défi. Je n'ai jamais travaillé mon côté manuel outre quelques bricolages avec les enfants en Centre de la petite enfance.

Donc, vous ne serez pas surpris d'apprendre que j'en ai bavé lors des cours plus manuels où il fallait utiliser des outils. J'ai appris à la dure comment utiliser les différents outils et j'ai garni mes connaissances dans les matériaux et les façons de les utiliser. Je peux donc maintenant faire de petites rénovations ou constructions chez moi, ce qui n'est pas si mauvais!

Cependant, combien de fois j'ai versé des larmes parce que j'avais de la difficulté, que ça ne fonctionnait pas comme je voulais ou bien quand une planche de bois m'est revenue dans le ventre lorsque j'utilisais pour la première fois le banc de scie? J'ai du m'acclimater durement à la ma réalité de gauchère. Les outils sont fait pour les droitiers! Plusieurs fois, il a fallu que je m'adapte ou trouve une autre façon (tout aussi sécuritaire) pour utiliser certains outils.

Pourquoi je vous parle de tout cela? C'est que j'apprends toujours les rudiments du métier. J'ai encore peur de foncer par crainte de "scraper" les matériaux en me trompant par exemple. Nous connaissons tous les budgets serrés des musées... Une de mes angoisses c'est la fabrication de support d'exposition. Ce n'était pas ma force en cours et encore aujourd'hui, je demande l'approbation de mes idées à mes collègues. Plusieurs fois, leurs commentaires améliorent mes idées et rends le support de meilleure qualité. Mais les idées, il faut les fabriquer et c'est là que le bât blesse dans mon cas. Je ne me fais sans doute pas assez confiance mais j'appréhende beaucoup le support à venir.

Mais quand il y a des moments de fierté, autant se les approprier et les vivre. Comme les deux supports d'artefact de la Première Guerre Mondiale que j'ai du faire. J'ai eu des moments de découragement surtout lorsque j'ai essayé d'utiliser la peinture en aérosol comme proposé par mon employeur et que je n'arrivais pas à peinturer sans faire de dégât. Même essayer d'arranger les choses les aggravaient... Après plusieurs heures de travail frustrantes, j'ai décidé tout simplement de recommencer au début et d'utiliser de la peinture avec un pinceau. Ensuite, je ne pouvais pas souder comme nous avions appris à l'école. Je pouvais bien "souder" mais je ne pouvais pas bouger les tiges que j'avais fixé car la soudure était loin d'être solide.. donc, j'ai donc appris que ce genre de soudage ne pouvais permettre de rebouger la tige sans casser la dite soudure...

Au final, le fait de recommencer en utilisant ma méthode de peinture a été plus gratifiante et surtout plus rapide. Comme quoi, on peut réussir à retirer de la fierté après de dure labeur! :-) Je me permet même de vous partager mes oeuvres! :-)





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