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L'indépendance... goût amer dans la bouche..

C'était en 2012. Nous étions en pleine campagne électorale. Le gouvernement Charest battait de l'aile dans les sondages et tout le monde voulait un changement d'air. Un parti commandé par François Legault, un ancien péquiste, prenait de l'ampleur dans les sondages. Cependant, le Parti Québécois semblait être le parti qui serait élu avec à sa tête la possible première Première ministre du Québec.

Mon côté indépendantiste allait inévitablement vers le Parti Québécois et j'étais très enflammée à l'idée de revoir ce parti au pouvoir après autant d'années de misère avec les libéraux. Cependant, le discours s'éloignait de celui que je voulais entendre. Il fallait qu'entre dans ma vie un certain démissionnaire du PQ (que j'avais critiqué d'ailleurs), Jean-Martin Aussant. En fondant Option Nationale, je l'avais beaucoup critiqué de diviser les indépendantistes. Cependant, force est d'admettre que le discours d'Option Nationale et de Jean-Martin Aussant se rapprochait beaucoup plus de ce que je désirais et que je voyais pour l'avenir du Québec. Aussant, fin vulgarisateur, me convainquit avec ses capsules claires, précises et concises. 


Le PQ au pouvoir, j'étais quand même ravi. L'indépendance était quand même, supposément, la raison de vivre de ce parti. Étant minoritaire, le PQ n'avait pas l'applomb sur la souveraineté que je lui connaissais. Je pouvais me rabattre sur Option Nationale pour continuer à allumer ma fièvre indépendantiste. Malheureusement, le capitaine quitta le bateau quelques temps après laissant son navire voguer on ne sait trop où... Je me suis sentie abandonnée au moment même où nous voyions la terre au loin...


J'étais dévasté, frustrée, je me sentais trahie. Trahie par celui qui m'a convaincu que ça pouvait être possible. Trahie par celui que je croyais capable de convaincre le Québec au complet par sa façon d'expliquer les choses. Je ne me suis jamais remis de cette trahison. J'ai d'ailleurs tassé de mon esprit Option Nationale. Par rancune, par tristesse, par orgueil. 

Lors de la dernière campagne, ça n'a jamais recollé. Ce n'était plus pareil. Le PQ essayait tant bien que mal de plaire autant au camp du NON que du OUI. On avait droit à une belle démonstration d'amateurisme souverainiste. Au lieu de s'affirmer, ils ont tout simplement cherché à gagner la job de gouvernement, simplement, sans âme. Amère défaite... Je ne m'en suis toujours pas remise. En fait, je n'ai tout simplement plus le coeur à l'indépendance. Par écoeurantite, par amertume, par frustration, par trahison...


Prochainement, l'Écosse aura un référendum pour être indépendant de la Grande-Bretagne. Sur Twitter, j'ai vu passer un commentaire de l'ancien capitaine du parti souverainiste qui m'a tellement fait vibrer. Comme si une lame à double tranchant me transperçais, une boule est apparu dans mon ventre. Comment s'intéresser encore à l'indépendance d'un peuple si vous désertez le vôtre vous-même?


Où est passée l'indépendance? Qui sera le capitaine capable de rallier? Quand le mot souveraineté me donne le goût de vomir lorsqu'il est prononcé par ceux qui ont complètement raté leur mission lors de la dernière campagne, j'ai le goût d'hurler! Hurler qu'on ne joue pas avec le rêve, on ne joue pas avec les mots. On agit!


Est-ce qu'un retour du capitaine d'Option Nationale pourrait me redonner le goût de militer pour la souveraineté? J'aurais besoin de temps pour lui pardonner son exode et son abandon... mais y-a-t-il meilleur candidat?

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