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Marley et moi : de l'exagération à la réalité...

Pendant le temps des fêtes c'est le temps idéal pour les télédiffuseurs de passer des films qui rassembleront les famille autour de la télévision. Plusieurs de ces films toucheront les spectateurs à différents degrés. J'ai eu envie de discuter avec vous d'un des films qui est passé avant Noël et que, à cause des festivités des fêtes, je n'ai pas eu le temps de venir en parler. J'aimerais discuter avec vous du film Marley et moi tiré du roman du même nom de l'auteur John Grogan.


Tout d'abord, lire un livre n'est pas la même chose que d'écouter un film. Prenez par exemple le roman à succès Da Vinci Code et son film éponyme qui n'a pas rencontré le même succès que le livre. Bien souvent dans les films, on exagère souvent la réalité. Je ne dis pas que les faits mentionnés dans le livre et le film ne sont pas véridiques mais il y a quand même des questions à se poser lorsqu'on regarde de loin ce que montre le film... Je sais, je sais. Cela reste un film mais j'aimerais quand même analyser certaines choses du film avec vous en les mettant dans la réalité.



Dans l'histoire de Marley et moi, on présente un jeune golden retriever adopté par un couple des plus normal. Si au départ les mauvais coups du chien peuvent être mis sur le dos de l'âge du chien, il faut admettre que le rôle du maître ici est bien fantômatique. Je veux bien croire que lorsqu'on adopte un animal, on l'aime inconditionnellement mais il y a une limite. Même si bien des gens disent haut et fort dans la vraie vie qu'adopter c'est pour la vie, je ne connais personne qui accepterait de garder un chien qui agit de la sorte sans rien faire. Dans le film, il n'est pas démontré que les maitres font tout pour éduquer Marley. Bien sûr, ils l'amènent chez une éducatrice canine, cependant, la rapidité à laquelle cette dernière abdique face à Marley me sidère. Peut-on appeler ça une éducatrice canine si au moindre chien difficile, elle abdique? C'est plutôt une image de profiteuse que l'on projette au détriment de ceux qui travaillent fort pour aider les chiens les plus difficiles à vivre en harmonie avec leur maitre.

Oublions le fait que c'est un film et imaginons-nous que cette histoire est la nôtre (elle est semble-t-il tiré d'un fait vécu après tout). Comment réagieriez-vous face à un chien aussi difficile que Marley? Ne soyez pas gênez. Oui, adopter ça devrait être pour la vie mais il se peut que le mixte entre la personnalité du maitre et celui du chien ne marche tout simplement pas. Il ne devrait pas avoir de gêne à avouer cette incompatibilité. Oui, le chien nous aime inconditionnellement mais dans des conditions comme démontrées dans le film, comment peut-on prétendre que le maitre et le chien sont bien et heureux?

Le seul aspect que j'ai aimé du film c'est tout le côté du chien qui vieillis. On voit les années passer sans pour autant mettre l'accent exclusivement sur le chien pendant le film. On le voit évoluer. Un moment donné, il est plus difficile pour lui de se déplacer. Il lui arrive des pépins qui demandent des soins vétérinaires d'urgence. Et vient le temps où l'inévitable arrive. Ils décident d'abréger les souffrances de Marley. C'est bien.. C'est hollywoodien. On aimerait tous pouvoir dire aurevoir à son compagnon aussi facilement, calmement. Le voir fermer les yeux doucement et partir. Tous n'ont pas cette chance. Parfois, dans un cas d'urgence, on n'a pas le temps de dire aurevoir convenablement. De plus, les yeux des animaux ne ferment pas lorsqu'ils sont euthanasier... C'est pourquoi ce film est si touchant. Ça brasse les souvenirs... ça les rends plus poétiques.

Ça me rappelle Gucci qui est parti trop rapidement. Pas en âge car il avait atteint le vénérable 15 ans mais en temps. J'aurais préféré hors de tout doute une fin hollywoodienne au lieu d'une fin dans le tumulte comme nous avons vécu. Comme quoi, même si parfois un film peut paraitre fort exagéré, s'il réussit à faire revivre des souvenirs, des émotions, on peut dire qu'il a atteint son objectif.

"Si les films sont des objets représentatifs de cultures spécifiques dont ils sont le reflet parfois fidèle, leur diffusion est potentiellement universelle, les récits qu’ils véhiculent sont en effet basés sur les grands sentiments partagés par toute l’humanité."

Et le sujet des animaux sera toujours très prisé par les cinéphiles et amoureux des animaux pour autant qu'ils puissent faire la distinction entre la réalité et la fiction. Si le cinéma peut continuer à faire réagir et à ouvrir à la réflexion, alors faites-en des Marley et moi!

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