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La mort dans les téléromans et séries québécoises

Je n’ai pas vu la finale de Unité 9 encore mais je me doute de l’issus par les visionnements de courts extraits et les commentaires sur internet. Cette saison, les auteurs ont fait ce qui, il me semble, n’avait jamais été autant exploité : ils ont fait mourir des personnages importants. A l’époque, il me semble que la façon de faire disparaitre un personnage était souvent de le faire déménager ou je ne sais quel autre projet qui l’amenait à quitter la ville où étaient les autres personnages. Je ne me souviens pas de personnages qui ont été tués dans une émission lorsque son acteur est décédé. On le remplaçait plus souvent qu’autrement.

Cette saison, les émissions québécoises semblent avoir été fortes en émotions. A part Unité 9, je n’ai pas vraiment écouté d’autres émissions. Je me tiens au courant par des commentaires sur internet sans plus. Sauf que même sans avoir écouté la majorité des émissions mentionnées dans les nouvelles, j’ai été apte de remarquer comme tout le monde que des personnages principaux mourraient. Si je peux comprendre pour le personnage de Macha Grenon dont l’histoire était lies a son cancer, les autres nous ont souvent surpris. Les auteurs mentionnent presque tous que la mort d’un personnage peut faire évoluer les autres personnages et donner un autre sens à l’histoire. C’est la nouvelle façon de voir les choses en télévision. Savoir qu’un personnage mythique comme Suzie Lambert dans Lance et compte peut mourir, ca démontre la grande ouverture des auteurs aujourd’hui…

J’irais un peu plus loin dans ma réflexion. Bien que tous ces personnages soient fictifs, est-ce que cette façon d’amener la mort dans nos émissions n’est pas un peu le résultat de ce qui plane comme ambiance au Québec? On dirait que faire mourir des personnages principaux ou importants dans les émissions cette année est la conclusion d’une année moralement difficile pour le Québec. Pour nous aider a passer a travers toutes les hausses de taxes et coupures du gouvernement, notre stress quotidien a la maison ou bien nous changer les idées face a une maladie, il nous restait le divertissement qu’est la télévision.  Malheureusement, les émissions n’ont pas beaucoup aidé dans le positivisme du moral québécois. On s’attache aux personnages présentés à l’écran. On a connu quelqu’un qui ressemblait à tel ou tel personnage. Voir mourir celui qui ressemblait à la personne qu’on connaissait, c’est pas super l’fun sur les émotions et le moral…

Comme quoi, la télévision parfois se rapproche un peu plus du réel. Elle a été dure émotionnellement et a fini dans des drames. Même le Canadiens de Montréal a le don de nous démoraliser ces temps-ci en jouant mal à l’approche des séries…

Même si les émissions sont super bien fait et écrit, parfois je m’ennuie de La Petite Vie!


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