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Travailleur autonome = horaire de fou

Je suis technicienne en muséologie contractuelle. Je travaille depuis bientôt deux ans dans le même musée avec un contrat qu'on renouvelle annuellement (quand c'est possible). 

Être à mon compte, à contrat, comporte pas mal de défi. L'un d'eux est les horaires de travail. À priori, j'ai un horaire de 37.5 heures/semaine, un classique. Cependant, mon travail comporte parfois du voyagement pour des montages et démontages d'expositions itinérantes et cela inclus des journées de fous! 

Des pauses? Cela n'existe pas avant que l'exposition soit montée ou démontée. Manger? Encore là, tout dépend du temps que nous avons pour démonter ou monter l'expo. Nous mangeons donc quand tout est terminé. Dans ma situation, je travaille avec le militaire ce qui signifie que nous sommes à la merci des décisions d'horaire des supérieurs militaires. Faire le montage d'une exposition une journée d'avance, plus relaxe, est fort improbable. Nous devons apprendre à gérer les rushs dans le temps.


Pouvons-nous être fatigués? Sans doute mais nous n'avons pas le temps de le démontrer. Les impondérables? Manque de bénévole, attente avec l'ascenceur, escalier à monter... Tous des impondérables qui peut rendre une journée folle en journée très stressante...


Le mois d'octobre a été complètement fou dans ces projets d'exposition itinérante. Tout pour vous dire, j'ai accumulé près de 3 jours de congé à reprendre. Physiquement, je me sens fatiguée mais aussi mentalement. Même si je trouve ces projets fort intéressant, j'ai hâte de pouvoir prendre un peu de temps pour moi! 

Je retourne à Ottawa pour démonter l'exposition qu'on trimbale. Une autre grosse journée. Dès la semaine d'après, on monte avec celle-ci pour Borden, en Ontario. Un 3 jours loin de la maison.

Ensuite, enfin un peu de répis! :-)

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