Accéder au contenu principal

Bombe à retardement...

J’ai décidé de laissé la poussière retombée avant d’écrire ici. Je voulais laisser tomber les émotions dans lesquelles nous étions ma copine et moi. Lundi, nous avons décidé d’aller reporter à la SPCA (là où nous l’avions pris) notre chien de la dernière année et demi, Whisky.


Lorsque nous l’avons adopté, la dame qui nous a servi nous avait mentionné que le chien ne devait pas rester trop longtemps seul. Dans le pire des cas (le trafic), il restait seul 3 heures. Jamais on ne nous a mentionné qu’il faisait de l’anxiété de séparation. Nous l’avons lu dans le dossier un peu plus tard, lorsque nous nous étions attachées au chien. Il avait tous les signes : il nous suivait dans le cul, poussait les chats quand on voulait les flatter, cherchais constamment notre attention, etc. Mais nous ne comprenions pas exactement c’était quoi l’anxiété de séparation. Il allait bien seul dans la maison et il était en amour avec nous.
 C’était un chien parfait. Il aimait les autres chiens, il écoutait bien les commandements (couche, assis, reste), il était ok avec les chats et les enfants… il était parfait. Il était aussi tellement intelligent et actif. Mais il était une bombe à retardement et on l’ignorait.

Nous avons décidé de prendre à la maison un nouveau chien, une femelle de 7 ans, berger X, et nous pensions que le mixte serait parfait et que cela ferait un ami à Whisky. Jamais nous n’avions imaginé que les choses se passeraient comme elles se sont passées. La première semaine s’est super bien passée mais à partir de la deuxième, un des deux chiens commençait à détruire des trucs comme des jouets à chien ou une lampe de poche. Comme Whisky n’avait jamais rien détruit, nous avons tout de suite déduis que c’était la nouvelle qui n’arrivait pas à s’adapter. Nous avons donc agit envers elle jusqu’à ce qu’on découvre que les choses continuaient à se faire détruire mais que c’était des choses que la chienne ne pouvait pas atteindre car elle était attachée…

Après avoir changé les rôles (on a commencé à attacher Whisky), nous avons été quelques jours sans problème. Nous trouvions un peu triste  de voir le chien dormir directement sur le sol nous lui avons donc donné une couverture… qu’il a déchiqueté dès la première fois. L’éternelle optimiste en moi a voulu tout arranger. Nous avons demandé des conseils d’éducateurs canins et nous avons tout suivi à la lettre mais rien n’avait réussi.

Lundi, c’était trop. Je suis arrivée du travail et Whisky avait décidé de se venger sur notre marche d’escalier et une moulure. Nous ne voulions pas en arriver là mais on ne pouvait pas attendre qu’il termine son travail. Pourquoi ne pas avoir essayé la cage? Parce que nous l’avions essayé dans les premières semaines que nous avions eu Whisky et ce dernier avait totalement détruit la cage en plus de se blesser aux griffes au point de mettre du sang pas mal partout.
Ce n’était pas de gaieté de cœur qu'on a décidé d’aller le reporter à la SPCA. Cela faisait toutefois 2 semaines qu’on était sur le stress et les frustrations. Nous n’arrivions pas à voir une amélioration. Chaque fois que nous avions une victoire, le lendemain il y avait une régression. On était épuisée…

Depuis lundi, nous naviguons entre la tristesse, l’ennui, le soulagement et la frustration. Si je vous épargne les explications des trois premiers sentiments, laissez-moi m’expliquer pour la frustration. Pourquoi la SPCA met en adoption des animaux avec des problèmes difficilement réglables? La comportementaliste de la SPCA me l’a dit, l’anxiété de séparation peut prendre entre quelques semaines et plusieurs années à se régler. L’éducateur canin qui m’a donné des trucs m’a mentionné que lorsqu’on règle la situation, le chien reste toujours fragile à cela. Pourquoi la SPCA n’a-t-elle pas pris ses responsabilités et expliquer clairement que ce genre de chien doit être adopté seulement par des gens étant toujours à la maison? Au lieu de nous laisser nous attacher à un animal et d’avoir l’air des sans cœur de le retourner? Plusieurs personnes autour de moi m’ont mentionné que leur chien vivait la même affaire et détruisait aussi ou avait détruit… Comment ne pas se sentir coupable d’avoir abandonné? Est-ce normal que nous, nous avons pris la décision que c’était non la destruction de notre maison? Devons-nous nous sentir coupable d’avoir refusé d’essayer avec le risque que la destruction continue?

On martèle partout sur les médias sociaux d’adopter dans les refuges et on lance des roches aux refuges qui pratiquent l’euthanasie. Mais quel est l’intérêt de garder des animaux ayant des problèmes de comportement ou de santé sous prétexte qu’on ne pratique pas l’euthanasie? Il existe une tonne d’animaux sans problème qui n’attend que ça de se faire prendre mais se font souvent tasser au détriment de celui qui fait pitié ou qui a manger de la misère… Et les éleveurs? Ils sont eux aussi lapidés de mettre sur le marché une tonne d’animal alors que c’est déjà bourré. Le problème n’est pas les éleveurs mais les usines à chiot qui saturent le marché.

Est-ce que je recommanderais aux gens d’adopter dans les refuges? Non, à moins que l’animal mis en adoption n’a pas de problème difficile à régler. Pour nous, on va se dire les vraies affaires, c’est terminé les refuges. Nous avons gardé la vieille pitoune que nous avions pris car tout va bien avec elle. Aurons-nous un autre chien avec elle? Pour le moment non. Nous sommes tannées d’avoir le cœur brisés de se débarrasser d’un animal. Fermons-nous la porte à jamais? Non mais le prochain sera pris d’un éleveur réputé quitte à payer le prix pour partir un chien du début..

C’était la dernière bombe à retardement qui nous blessait le cœur…..


Bye Skynou... 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Personnages lesbiens et leur impact

Pour ceux qui me suivent, vous savez que je partage parfois des articles concernant les différents couples de femmes dans les séries télévisées. Récemment, un couple est sorti du lot sur les médias sociaux. Juliantina vous dit quelque chose? L'impact de ce duo a été si grand sur Twitter entre autres que j'avais envie d'aborder avec vous les diverses répercussions qu'on eu les différents couples de femmes dans le passé (ou le présent) dans les séries télévisées. Cette liste est basée sur ce que j'ai observé sur Twitter.

Impact très grand

Clexa
Comment ne pas mettre Clexa (diminutif de Clarke et Lexa) en tête de liste du couple ayant eu le plus grand impact sur la communauté lesbienne? Aucun couple dans ma liste n'a eu autant de répercussions que celui formé par les deux personnages de la série The 100. Si on oublie leur forte personnalité et leur leadership, je crois que l'engouement pour ce duo était surtout dû au fait que c'était l'une de premières fo…

Du renouveau qui fait du bien

J'ai été plutôt absente sur ce blogue depuis des semaines. Beaucoup de changements ont eu lieu dans ma vie ce qui a compliqué un peu la suite de mon implication sur ce blogue.

Tout d'abord, j'ai changé d'emploi! Voilà le plus gros changement. Je suis partie d'un travail avec beaucoup d'instabilité pour un autre beaucoup plus sûr. J'avais besoin de me lever le matin et de savoir que j'avais un travail. J'étais épuisée mentalement de me demander ce qui adviendrait de mon prochain contrat. Vivre aux deux mois cette situation ne m'enchantait plus.

J'ai donc laissé cet emploi que j'aimais bien et pour lequel j'étais retournée aux études. Je me suis retrouvée dans un nouvel environnement que je n'avais jamais connu avant : le transport. À ce moment-ci de ma vie, cet emploi me donne tout ce dont j'ai besoin actuellement : stabilité, salaire et futur. Cependant, ce nouveau travail m'a demandé beaucoup d'énergie depuis un mois e…

#BuryYourGay

Veuillez prendre note que ceci est un texte d'opinion où il sera question de quelques personnages de séries télévisées. Si vous ne voulez pas avoir des dévulgâcheurs (spoilers), cessez votre lecture. Si non, enjoy et n'hésitez pas à vous exprimer sur le sujet.

Petite histoire du hastag #BuryYourGay, tiré du site internet de l'UQAM

"Dans la culture américaine, on donne le nom de «Bury your gays» au phénomène qui réserve des fins tragiques aux personnages queers, allant du départ définitif à la mort. Ce trope tire  son origine de fictions plus anciennes dans lesquelles il était inconcevable que les personnages LGBTQ puissent vivre heureux. Encore aujourd’hui, plusieurs de ces morts se produisent directement après une première relation sexuelle ou un premier baiser, rappelant l’idée que les personnages queers sont punis pour leur orientation sexuelle.  De Tara (BTVS) à Lexa (The 100), le cimetière continue de se remplir et compte pas moins de 175 pierres tombales portant l…