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À toi, l'adulte qui a des enfants



J’aime ça naviguer sur internet et découvrir des textes d’opinion un peu comme ce que je fais sur ce blog. Ça enrichi mes discussions et mes réflexions. Parfois, ça m’exaspère ou m’enrage mais avant tout ça fait, je crois, de bons textes sur mon blog. Le dernier en liste c’est « À toi, l’adulte qui n’a pas d’enfant » que j’ai découvert grâce à femmesansenfant.com.



Comme Catherine-Emmanuelle Delisle, je suis happée de nouveau par le discours constant des femmes qui ont des enfants qui se comparent avec nous, celles qui n’ont pas d’enfant. Il y a un moment déjà, Bianca Longpré avait semé une polémique avec son texte "Tas pas d'enfant tu m'en dois une" où elle mettait en comparaison sa vie versus celle d’une femme qui n’avait pas d’enfant. Elle y prétendait que toutes celles qui n’ont pas d’enfant lui en devaient une, elle qui élevait des enfants qui sera la prochaine génération, etc. 


Cette fois-ci, l’auteur de l’article qui alimente mon billet d’aujourd’hui, fait l’énumération en 5 points de ce qu’elle voudrait que les femmes n’ayant pas d’enfant ne disent plus ou comprennent face à sa situation. Tout d’abord, elle s’adresse au TU. Le TU frappe fort et l’effet du sens-toi-visé-parce-que-tas-pas-d’enfant a bien fonctionné. Je ne comprends pas pourquoi il y a autant d’acharnement envers nous, les femmes qui n’ont pas d’enfants? Quel est le plaisir des mères à vouloir toujours rabaisser celles qui ne le sont pas?



En lisant ce genre de texte, j’arrive presqu’à culpabiliser. Est-ce que j’ai le droit d’être fatiguée même si je n’ai pas d’enfants parce que je me suis couchée tard la veille? Est-ce que j’ai le droit d’être fatiguée parce que toi tu envie les heures de sommeil que je peux avoir? Est-ce qu’en prenant le choix de faire des enfants tu t’étais appropriée le monopole de la fatigue? Est-ce que j’ai le droit de vouloir de temps en temps passer du temps avec des amies sans leurs enfants? Est-ce que je peux me permettre du luxe parce que je n’ai pas d’enfants? Non! La vie étant ce qu’elle est, ne pas avoir d’enfant n’est pas plus avantageux! Cela fait des mois que ma copine et moi on parle d’aller magasiner pour rafraichir notre garde-robe…. Au Villages des valeurs! Je ne reçois pas d’aide financière du gouvernement pour mes enfants et j’ai des dettes comme tout le monde. Je paie des taxes municipales et scolaires, mon budget est serré en permanence. J’ai UNE paire de jean qui vaut plus que 20$ et j’essaie de ne pas trop la mettre pour la garder en bon état. Honnêtement, je ne vois aucun luxe dans ma vie qui me permettrait de dire que de ne pas avoir d’enfant est plus avantageux.



Je suis très heureuse quand tu me parles de l’exploit de un de tes enfants. Je suis attendrie lorsque tu partage une phrase d’enfant que tu as entendu. J’aime jouer à des jeux avec tes enfants (lorsqu’ils sont plus grands) et avoir de belles conversations. Tu me fais toujours rire avec tes anecdotes que tu vis avec tes enfants. J’aime voir t’accomplir dans ce processus d’éducation de tes enfants, te voir faire des erreurs mais aussi voir tes exploits.



Mais dis-toi que même si j’aime beaucoup tes enfants, parfois j’aimerais beaucoup te voir seule, entre adulte. Le moment est différent quand je me retrouve seule avec toi. Je suis prête à faire des efforts, t’offrir ma piscine pour tes enfants, jouer avec eux aussi mais parfois, peux-tu comprendre que si j’ai fais le choix de ne pas avoir d’enfants, il serait agréable parfois que tu ne me les impose pas juste par principe de t’accepter avec eux. N’est-il pas possible de faire moitié-moitié? Comme tu dis, si je veux te voir, il faut venir chez toi… n’est-ce pas de l’égoïsme? N’est-ce pas une façon déguisé de m’éloigner de toi ou de me faire sentir comme si je ne me souciais pas de toi? Tu mentionne à la fin que malgré tout, tu ne changerais pour rien au monde ta vie contre la mienne. Ma vie est-elle aussi misérable parce que je n’ai pas d’enfant? Je salue ton courage d’avoir fait le choix d’avoir des enfants mais est-ce possible d’arrêter de me comparer à ta vie que t’as choisie? Chacun fait des choix dans la vie qui lui sont propre, ne peut-on pas trouver un juste milieu pour nous.



Je vous aimes quand même les mamans!



N.B. dans les deux derniers paragraphes, j’ai parlé au TU comme dans l’article pour m'adresser plus particulièrement à la maman ayant écrit le billet.

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