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Locataire ou propriétaire?

Une amie sur Facebook a publié l'article de La Presse "Locataire par choix" aujourd'hui. J'ai lu attentivement cet article parce que depuis 2 ans je suis propriétaire d'une maison. J'ai toujours rêvé d'avoir une maison et j'étais intéressée à lire la vision de ceux et celles qui préférais de loin la location. J'ai relevé certains points que j'aimerais comparer avec ma vie de propriétaire pour voir les comparatifs. Je ne veux pas convaincre qui que ce soit dans ce billet mais simplement mettre en perspective une réalité face à une autre. Je dirais d'entrée de jeu que les deux options ont des avantages comme des inconvénients selon moi. Il suffit de choisir maintenant le meilleur pour nous-même.

Avant de commencer, je tiens à mettre en perspective ma situation. Je suis propriétaire d'une maison avec ma copine qu'on a acheté à moitié prix de sa valeur réelle étant un héritage familial. Les coûts associés sont donc un peu moindre que si nous avions dû hypothéquer pour une maison de 300 000$. Maintenant que c'est dit voilà mes réflexions.


1- Les coûts!
Ce thème est celui le plus prédominant dans les commentaires que je vois passer. On n'a pas eu l'idée d'acheter la maison dans le but ultime de faire de l'argent comme nos parents pouvaient faire à l'époque où l'immobilier était moins cher. On a vu au départ la possibilité d'avoir une maison, maintenant, beaucoup moins cher que sa valeur. Une maison à nous, un bien qui nous appartiendrait. Il est évident qu'on avait vu comme tout le monde les pubs disant qu'à un certains prix, certaines maisons coutaient moins chères qu'un loyer. Je vous le donne, avec l'addition des taxes et la différence de prix pour l'électricité, on a compris rapidement que ces pubs donnaient une fausse impression de la réalité.

Notre dernier appartement à Montréal était dans un demi sous-sol. Avec le stationnement (oui, le propriétaire nous louait la place de stationnement devant notre porte...), on payait 700$ par mois. C'est bien en deçà du prix que l'on paye présentement. Mais, pour 700$, on n'avait accès à rien vraiment. Aucune cour, de la lumière relative, du voisinage questionnable et surtout les mains liées à un propriétaire. En prenant la possibilité d'acheter une maison, on était bien consciente des coûts que cela pourrait engendrer. Peut-être pas autant que ça demande mais on était bien consciente que ça couterait plus cher. Lorsque je lis les histoires dans l'article de gens préférant la location à l'achat d'une maison mais que ces derniers paient plus cher par mois pour louer leur appartement que ce que je paie pour ma maison, je n'arrive pas à comprendre l'intérêt de jeter l'argent comme ça par les fenêtres. Si on ne cherche pas à faire un coup d'argent avec notre maison, je sais que l'argent que je mets dessus est un investissement. Demain matin, il arrive un problème, on vend et voilà! C'est normal que lorsque tu loue un appartement 1200$ par mois, tu t'attends à avoir un appartement qui ressemble à 1200$ par mois. Quel est l'avantage de payer autant? C'est plus que ce que je paie et je peux faire ce que je veux chez moi! 

Ceux qui paient 1200$ par mois pour un loyer et qui se disent plus libre que d'être propriétaire ont un salaire qui peut permettre ce genre de "liberté" après avoir autant payé pour un logement qui ne t'appartient pas. Lorsqu'on vivait en location, on ne pouvait pas vraiment se permettre plus cher qu'on payait ou du moins, peut-être ne voulait-on pas payer aussi cher pour un logement. Quand on a décidé d'acheter la maison, on a regardé exactement combien ça nous couterait, est-ce qu'on y arriverait, etc. La différence entre la location et l'achat c'est les compromis à faire financièrement. En location (à un prix le plus inférieur qu'on pouvait), on pouvait sortir, dépenser plus, s'amuser plus. Avec l'achat, on a du faire ce choix qu'on ne pourrait pas sortir autant, dépenser autant pour des choses superflu.

On a changé les sorties dans les bars pour des soupers entre amis et familles (parfois autour de la piscine lorsque l’été le permet). On a changé nos escapades en villes pour des escapades en campagnes en découvrant de nouvelles petites places. On a changé nos fins de semaine au resto contre des soupers intimes à la maison. On a adapté nos choix en fonction des moyens que nous avions et pourtant, on ne se sent pas aussi étouffé, bien au contraire. Bref, mettre la raison sur les coûts associés à une maison est un peu erroné. Au départ, tu es fait pour une maison ou non. Ce n’est pas au départ une question de coût d’après moi.



2- Dépendre du propriétaire ou être propriétaire

J’ai longtemps été locataire à Montréal et l’avantage d’être locataire c’est bien sûr de se laver les mains lorsque quelque chose brise et de refiler ça au propriétaire. Cependant, j’ai déjà eu des propriétaires qui n’étaient pas rapide sur la gâchette lorsqu’on parlait de réparer quelque chose. J’avais donc les deux mains liées sur l’avancée des travaux. De plus, je déteste téléphoner! Lorsqu’il arrivait quelque chose dans l’appartement, c’était une horreur pour moi de téléphoner le propriétaire. Encore une fois, comme le coût mentionné plus haut, je préfère de loin être propriétaire et m’occuper moi-même des problèmes liés à ma maison que de devoir attendre une autre personne. Je fais appel parfois à des connaissances pour m’aider lorsque je ne suis pas capable de faire quelque chose mais en général, on se débrouille pas mal.

Aussi, dans un logement, tu ne peux pas faire ce que tu veux. Sans l’approbation du propriétaire, tu ne peux pas monter un mur pour séparer une pièce. Moi, oui! Si je veux afficher un drapeau du Québec à ma fenêtre, je n’ai pas besoin de demander la permission, je le fais!



3- Le voisinage

Il n’y a pas de voisinage parfait. Cependant, je n’ai plus à me soucier si je marche trop fort pour le locataire d’en dessous ou si celui du haut ne marche pas avec des blocs de béton. Je n’ai pas à me soucier du son de ma télévision ni de l’heure à laquelle je passe l’aspirateur. Avoir une maison ne règle pas tous les problèmes de voisinage non plus mais c’est d’autres problèmes. Par exemple, notre voisine immédiate n’est pas la propriétaire de la maison. La clôture nous séparant tombe en ruine et même si on essaie de contacter la propriétaire, on arrive jamais à lui parler pour partager les frais d’une nouvelle clôture. Aussi, même si tu as une maison et que tu peux faire ce que tu veux dedans, il reste quand même à se soucier des gens autour. Certains voisins ne voient aucun inconvénient à gueuler même à 22h30 un soir de semaine dans leur piscine… c’est l’envers de la médaille!





4- Les condos, non merci!

Finalement, il y a un point sur lequel je suis d’accord avec l’article c’est les condos! Mes parents m’avaient déjà dit, à l’époque où ma copine et moi commencions à parler maison, que je devrais peut-être commencer par un condo comme premier achat. Le point important à l’idée d’acheter un condo c’était le fait qu’il n’y avait pas d’entretien à faire (lire ici gazon). Je n’avais pas fermé l’idée au départ mais avec le temps à lire sur le sujet, j’en suis venue à la conclusion que jamais je n’achèterais de condo. Un peu comme un locataire, pour faire de gros changement dans ton condo (qui est à toi supposément), tu dois passer par le genre de syndicat du condo. De plus, lorsque j’ai entendu l’histoire de cet homme qui devait avoir l’aide d’un chien se voir refuser la permission d’avoir se dernier, dans son propre condo, parce que les autres ne voulaient pas, j’étais sidérée! Bref, les condos, non merci!





En conclusion, je suis bien heureuse pour ceux qui se sentent bien en location mais moi, je ne reviendrais pas en location si j’en ai la chance! Les coûts et compromis à faire pour la maison ne sont rien face au bonheur et la tranquillité d’esprit d’y vivre! 

 

(Photo à titre indicatif, les fenêtres et portes n'étant pas finis sur la photo)

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