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Épargner et travailleur autonome = possible?

Depuis quelques semaines, une publicité à la télévision circule. Elle met en scène un homme qui célèbre sa retraite avec les collègues de travail. Ces derniers lui offrent une belle grosse montre où il est écrit bonne retraite à l’arrière. On voit l’homme revenir chez lui, piteux, seul. Pour finalement le voir aller revendre la montre dans un « Pawn Shop » parce qu’il a de la misère à joindre les deux bouts. D’ailleurs, le slogan de la publicité c’est justement cela. Après avoir travaillé tant d’années, on ne devrait pas avoir de la difficulté à joindre les deux bouts.

Cette publicité m’a touché droit au cœur surtout par mon statut de travailleur autonome. Je n’ai que 33 ans. Certains diront que c’est jeune mais cela se fait tard quand même pour cotiser pour mes vieux jours. Je n’ai pas été atteinte par ce devoir de cotiser pour pouvoir « bien » vivre plus tard que depuis que je suis travailleur autonome ces deux dernières années. Avant cela, je profitais de la vie, je dépensais… d’ailleurs, avec l’achat de la maison, je n’ai jamais été aussi conscientisé aux attentions que je dois faire concernant mon argent et le crédit qui est facile à avoir dans la vie.

J’ai vécu un épisode dans ma vingtaine où j’ai du faire une consolidation de dette. J’avais tellement de trucs partout que je n’arrivais pas à m’y retrouver. C’était si facile avoir une carte de crédit. Je n’avais pas conscience qu’à chaque fois que quelqu’un regardais mon crédit, cela pouvait l’affecter. Non, je voulais la MasterCard avec le signe du Canadiens de Montréal au Centre Bell, j’ai rempli le papier et paf, j’avais une carte de crédit de plus… On était enseveli par la facilité d’avoir du crédit. On recevait des publicités où on nous montrait la facilité d’acheter tout ce qu’on voulait. On ne nous expliquait pas cependant les risques associés à ce crédit. J’étais de celles qui se sont laissé tenter et je m’en suis brûlée les doigts. Heureusement, j’ai pris mes responsabilité et j’ai payé mon du…

Ce qui me ramène à l’idée de cotisation pour mes vieux jours. Avant l’an passé, je n’avais que 200$ de REER placé il y a plusieurs années pour sauver quelques cennes d’impôt. J’étais loin de me douter que je passerais presque 10 ans sans cotiser de nouveau. Ce n’est pas les recommandations de mes parents et beaux-parents qui ont manqué. C’est tellement facile de dire oui oui et de passer son chemin pour éviter de discuter. C’est devant la réalité que tu te rends compte des faits. Je n’ai rien pour mes vieux jours! Ce n’est pas que je ne pourrais pas. Je dois gérer l’argent que je reçois pour mes impôts, je peux en mettre dans des REER pour ainsi en sauvé. Pourquoi je ne le faisais pas? C’est une question d’habitude et de discipline je suppose. Gérer moi-même mon argent pour mes impôts c’est un défi à tous les mois car je vois l’argent que je mets de côtés…


Plusieurs solutions s’offre à moi et je vais d’ailleurs discuter avec mon conseiller financier prochainement pour trouver la meilleure approche. Car c’est maintenant ou jamais de cotiser pour mes vieux jours si je veux avoir une vie décente. J’ai beau avoir une copine qui a une excellente job avec fond de pension et qui cotise à un REER depuis des années, je dois prévoir mes vieux jours quand même. On ne sait jamais ce que la vie nous réserve. Mieux vaut tard que jamais diront certains. Vieillir amène la sagesse parfois…. ;)

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