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Tueuse de mulot






J’ai tué un mulot. Non je ne l’ai pas fait de plein gré ou à main nue. Je pourrais dire pour me défendre que je ne pouvais pas rien faire d’autre. Mais j’ai tué un mulot. En fait, ma piscine l’a fait!



Ce matin, lorsque j’ai été à mon vidage de « skimmer » (panier qui ramasse toutes les cochonneries qui tombent dans piscine) quotidien, j’ai découvert le cadavre de ma victime. Il n’y avait évidemment plus rien à faire. Heureusement, mon panier a une poignée, j’ai donc pu, avec une certaine culpabilité, porter à son dernier repos la petite bête dans mon gros cercueil noir à roulette… sans y toucher.



Je suis une amoureuse de la vie et des êtres qui y vivent! J’ai tué un mulot et je m’en sens responsable. Parce que la piscine est à moi et que je n’ai pris aucun moyen pour donner une chance à ces bêtes de sortir vivant de celle-ci. Nous avons eu 4 morts l’an dernier. Tout d’une même famille au premier regard. J’aurais du apprendre… Quelle mort atroce de se débattre dans l’eau pour essayer de sortir et de ne pas y arriver. Quelle mort atroce de sentir la fin arriver, vous débattre pour rien… Maudite piscine creusée!



Commencer la journée avec la mort sur la conscience c’est toff… Je dédis ma journée à cette pauvre bête qui a connu une fin tragique dans ma piscine cette nuit!





** Lire ce texte avec un brin d’ironie bien que j’ai trouvé ça bien triste de trouver un cadavre de mulot dans mon « skimmer »….

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