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La visibilité d'un roman lesbien

Je suis une jeune auteure, récemment éditée chez la jeune maison d'édition Homoromance Édition. Mon livre a trois semaines à peine, mais les ventes dans mon entourage vont bien. Je dois bien être rendue à au moins trente livres de vendus (mon entourage et les commentaires sur internet). Trente, ce n'est pas beaucoup, mais c'est déjà plus que mes bêta-lecteurs!


Je n'ai pas fait cela pour l'espérance de vivre de l'écriture. J'avais surtout un besoin de passer sur ma déception d'une série télévisée qui n'avait pas été comme je l'aurais voulu. Je ne voulais pas créer ce qu'on appelle dans le jargon une "fanfiction", mais j'avais besoin de créer une histoire entre deux femmes au fort caractère et leader qui se terminait sur une note positive. De là est né "Au-delà du devoir".




Depuis trois semaines, les gens de mon entourage achètent mon roman (par intérêt ou par encouragement lol) grâce au bouche à oreille. Ensuite, jeudi passé, j'ai fait une vidéo avec le Réseau des lesbiennes du Québec qui passera sur leur page Facebook en juillet (et sûrement partagée par plusieurs autres). Cette capsule d'environ deux minutes a pour but de faire connaitre des lesbiennes de tous les horizons, de tous les âges et de tous les métiers au Québec. Par ricochet, j'en ai profité pour parler de mon roman. 


Prochainement, Homoromance Édition veut faire un lancement des romans de la boite. Au mois de juillet, nous aurons droit à un lancement dans une bibliothèque du Village gai à Montréal. C'est plutôt excitant surtout que cela arrive au moment où les discussions sur le web concernant la possibilité d'être un jour dans un Salon du livre reconnu (Montréal et Québec par exemple) affluent. Voilà que Kyrian Malone (une auteur prolifique dans les romans lesbiens et créatrice de la page couverture de mon roman) a partagé cet article concernant le Salon du livre de Paris. 


Il est intéressant de constater combien cela peut couter pour simplement avoir un kiosque. Qui va dans ce genre de salon? Les amants de la lecture bien sûr, mais qui va vraiment dans ce genre de salon pour connaitre de nouveaux auteurs? Moi-même, dans le passé, je me suis payé un billet d'entrée pour aller à la rencontre de personnalité du livre (Marc Lévy entre autres). Combien d'auteurs inconnus ai-je ainsi ignorés? Je ne sais pas si les prix sont aussi exorbitants à Montréal et Québec, mais il est normal de se demander si cela vaut vraiment la peine de débourser autant d'argent avec la minime chance de faire des ventes. Surtout pour de la littérature LGBT. 

Alors, que nous reste-t-il pour nous faire connaitre? Les médias sociaux? La publicité? La chance? Je n'ai pas la prétention d'espérer vivre de mon écriture. Je veux tout d'abord continuer à m'amuser à écrire. Mais le but ultime d'un auteur n'est-il pas d'être lu? Est-ce que le fait d'écrire de la romance lesbienne me limite dans mes chances d'atteindre un public plus vaste si je n'ai pas de visibilité comme un salon du livre?

Autant de questions, sans vraiment de réponses. Au lieu de m'apitoyer sur mon sort, je vais aller continuer d'écrire ma nouvelle histoire. Ça ne sert à rien de déprimer quand on a autant de plaisir à créer. ;)

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