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Retour à l’école: un pensez-y-bien



Depuis que je suis retournée à l’école en septembre 2010, je n’arrête pas d’entendre des chroniques ou des émissions de radio/télé où l’on essaie de motiver les gens à retourner sur les bancs d’école. On martèle à qui veut l’entendre qu’il ne faudrait pas endurer un emploi que l’on n’aime pas, que l’on devrait foncer et trouver un meilleur travail quitte à retourner à l’école.

Lorsque je suis retournée au CÉGEP, j’avais 27 ans. Je n’étais pas encore dans la trentaine, j’avais, je croyais, toute la vie devant moi et l’opportunité incroyable de pouvoir retourner étudier dans un domaine que j’aurais voulu et réfléchi. Je travaillais alors dans un Centre de la petite enfance à Montréal avec un emploi stable et un poste permanent. J’avais étudié dans ce domaine à 17 ans, pour des raisons purement pratiques. En effet, la technique en éducation à l’enfance ne demandait aucune mathématique et me permettait de sortir de mon patelin afin de pouvoir vivre mon orientation. J’ai travaillé près de 10 ans dans le domaine. Je n’étais pas malheureusement, mais j’avais besoin de quelque chose, à ce moment précis de ma vie.

Je n’aurais pas imaginé que ma décision serait plus difficile à vivre que je ne l’aurais cru. La vie a décidé de mettre des défis sur ma route et celle de ma conjointe. Alors que j’aurais dû être en mesure d’aller aux études sans trop m’inquiéter financièrement, il y a eu un arrêt maladie qui a rendu la situation plus difficile. Mélangez à cela l’incertitude quant à mon choix de carrière et les possibilités d’emploi par la suite, nous ne vivions pas le processus de la meilleure des façons.

Le stress premier résidait dans le fait que le domaine que j’avais choisi (muséologie) n’offrait pas un avenir très florissant. À 27 ans, je voulais faire quelque chose qui m’intéressait, mais j’aurais dû écouter ma tête dès les premiers jours de la première session où j’ai compris dans quelle galère je m’embarquais.

J’aime mon domaine. J’aime l’histoire. J’aime côtoyer des objets anciens, historiques. Cependant, rendu à 34 ans, je comprends aussi que j’aurais dû choisir un domaine où les possibilités d’emploi sont plus faciles en cas de perte de travail. Par exemple, le secrétariat aurait été mieux que la muséologie.


Mon contrat actuel, au musée où je travaille, se termine en décembre prochain. On m’a laissé miroiter que je serais renouvelée et pourtant, aucun contrat ne s’apprête à être signée à court terme. Je suis présentement en train de recherche un nouvel emploi, à l’extérieur de la muséologie. Je ne veux pas quitter le domaine par choix, mais plutôt par nécessité. Je n’ai plus 20 ans. J’ai des obligations familiales, dont une maison à payer. Je n’ai pas le caractère et la personnalité pour réussir à survivre contrat après contrat.

Bien que ce retour aux études ne se soit pas passé comme je l’aurais souhaité, j’ai quand même eu la chance de travailler pendant au moins 4 ans dans le domaine. C’est déjà plus que la majorité des autres étudiants de ma cohorte. Cela m’a permis d’apprendre beaucoup sur moi et sur ce que je recherche avant tout. Si quelqu’un venait me voir pour me parler d’un potentiel retour aux études, que lui dirais-je? Je l’encouragerais certainement à y retourner. J’adore aller à l’école et je crois que les nouvelles connaissances sont toujours les bienvenues dans la vie de tous les jours. Cependant, j’encouragerais la personne à choisir un domaine plus sécurisant (à moins que cette personne soit prête à vivre avec un salaire de crève-faim).


J’essaie tous les jours, depuis la première session, de ne pas regretter mon retour aux études. Si j’avais à reprendre la décision à ce moment-là de ma vie, je prendrais probablement la même. Cependant, avec l’expérience que j’ai aujourd’hui, je choisirais un domaine plus facile et moins stressant…

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