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La nostalgie du baseball...

Ce soir, j'écoutais "Bonsoir les sportifs" au 98.5 Fm. L'animateur, Jérémie Rainville, avait ouvert les discussions sur le baseball au Québec, comment allait ce sport dans nos villes. Une vague, une énorme vague de nostalgie a déferlé dans mon bureau (je travaille de soir...). J'avais donc envie de faire un ricochet sur l'émission pour vous partager un peu mes souvenirs de baseball.

Les débuts

Mes premiers souvenirs qui me viennent en tête sont lorsque mes parents m'ont inscrite dans la ligue mineure de ma ville. J'ai été catégorisée atome alors que ma meilleure amie de l'époque (pour une question de date de fête, j'imagine) a été promue moustique. Je me souviens de ce moment où je suis allée avec mon père (peut-être ma mère aussi, trop nébuleux avec qui j'étais lol) achetée mon premier gant de baseball. Je suis gauchère. J'ai un vague souvenir sur le fait que ce n'était pas évident de trouver un gant gaucher. J'ai hérité d'un gant usagé de marque Rawlings dans un bon cuir beige beaucoup trop grand pour ma petite main d'atome. Ce gant fut mon compagnon estival pendant des années et qui est encore en très bon état. C'était un gant de qualité! 

J'ai donc commencé atome et j'étais déçue de ne pas suivre ma meilleure amie dans la catégorie moustique. Alors qu'elle suait sa vie et avait beaucoup de difficulté à s'adapter, moi, de mon côté, je performais. J'ai appris les rudiments du baseball tranquillement, doucement, à ma vitesse. Je remercie la vie de m'avoir mis atome au lieu de me parachuter moustique.


"Torcher" les gars

Dès que je suis arrivée dans la catégorie moustique, j'ai surplombé les garçons. J'avais des moyennes de .650, j'avais un gant et des relais solides. Je n'étais pas la plus populaire à l'école voire même un peu dénigrée, mais sur le terrain de baseball, je devenais quelqu'un de différent aux yeux des autres. J'étais la seule fille à jouer au baseball, entourée de garçon. Ces derniers me trouvaient excellente. Je me souviens d'un jeu, au niveau pee-wee, où j'avais frappé la balle super loin (malheureusement captée au champ) et à une partie d'après, les gars de l'équipe adverse avaient averti le lanceur que j'avais frappé fort la partie précédente. Je me souviens que ce dernier avait lancé un "elle ne frappera pas ma balle". Mon orgueil était flatté. Les garçons de mon âge se donnaient comme défi de m'empêcher de frapper.


Le début du déclin:

Dans les dernières années, je me suis fait atteindre par la balle à plusieurs reprises ce qui a affecté ma confiance. J'avais peur de celle-ci à la fin.. Le fait d'arriver bantam et de n'être que quatre joueurs de ce calibre, mêlé au fait que j'avais de plus en plus peur de la balle, m'a donné le signe que je devais arrêter. Après ma "retraite", je suis devenue entraineur à 15 ans, je crois, d'une équipe moustique.

Entraineur : goût amer

Pendant toute ma carrière mineure, j'ai eu la chance d'avoir mon papa comme entraineur. Grâce à lui, j'ai apporté avec moi des méthodes intéressantes avec les jeunes que j'avais sous la main dont programmer une pratique au début de la saison. À ma grande surprise, tous les joueurs ont été présents lors de cette journée où j'ai amené chacun d'eux à essayer ce qu'ils voulaient (lanceur, catcheur, etc.). J'ai aussi beaucoup travaillé avec eux l'esprit d'équipe. Alors que la majorité savait jouer, je me souviens d'un petit gars qui ne savait même pas comment tenir son bâton. J'ai alors, du haut de mes 15 ans, amené des joueurs à peine plus jeunes que moi, à encourager celui qui avait plus de difficulté en leur disant que pour gagner, on avait besoin de tout le monde.

J'ai adoré mon année d'entraineur. Nous avons presque tout gagné, les jeunes avaient un esprit d'équipe incroyable et un respect pour les autres que je tenais mordicus. Cependant, alors qu'il ne restait que deux parties à la saison, un des responsables de la ligue est venu me voir pour me proposer d'être coach avec moi. Jeune adolescente versus un adulte, j'ai accepté au lieu de m'affirmer et de faire comprendre que je n'avais pas besoin de personne. À partir de ce moment, tout s'est écroulé. Je n'osais plus prendre de décision. Nous avons perdu les 2 derniers matchs de la saison et tous nos matchs éliminatoires. Cette série de défaites concordait avec l'arrivée du nouveau coach... coïncidence? Peut-être, mais il y a un dicton dans le sport où il est dit "on ne change pas une formule qui fonctionne". Je n'ai jamais compris pourquoi on a insisté pour m'imposer une personne alors que tout allait bien... Déçue et amère, j'ai décidé de ne pas revenir comme coach l'année suivante..


Le déclin du baseball

Alors que pendant mes années de joueuse nous avions souvent quatre équipes dans la ligue, le baseball à Plessisville a décliné avec le temps jusqu'à disparaître pour faire place à une ligue de balle molle. On a démoli le mythique "stade" qui avait temps animé ma jeunesse. Ces tournois de balle où nous allions acheter une frite au resto à l'intérieur des murs... Au lieu de rénover l'infrastructure pour le mettre selon les normes, on a préféré le détruire. C'était un peu le patrimoine sportif de Plessisville qui disparaissait....

Photo du mythique "stade" comme on l'appelait...


Et l'avenir?

J'ai été des années à ne plus jouer à la balle. Jusqu'à ce que je découvre la balle-molle. J'ai retrouvé l'amour du jeu et le plaisir de performer. J'ai aussi la chance d'avoir un terrain au coin de ma rue où se jouent souvent des parties de différents calibres, des touts petits aux midgets. C'est plaisant de se replonger dans l'ambiance de la balle, d'aller voir des parties, un soir d'été.


Play Ball!



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